Informations Générales
Igreja de Santa Maria de Gondar  
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  • Nom: Église Sainte-Marie de Gondar
  • Typologie: Église
  • Classement: Bien d'Intérêt Public, en vertu du Décret 95/78, DR 210 du 12 septembre 1978
  • Commune: Amarante
  • Jour de la Fête du Saint Patron: Sainte-Marie - 15 août 
  • Horaire de Visite: Réservation obligatoire  
  • Services de Soutien:
  • Téléphone: 255 810 706 / 918 116 488   
  • Télécopie: 255 810 709   
  • Courrier Électronique: rotadoromanico@valsousa.pt    
  • Site Web: www.rotadoromanico.com   
  • Localisation:
    Lugar do Mosteiro, Gondar, Amarante, Porto.
  • Coordonnées Géographiques: 41° 15' 48.73" N / 8° 1' 53.19" O 
Histoire
Histoire
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Église de Gondar (Photo : © SIPA – IHRU)Construite au XIIIe siècle, l'Église Sainte-Marie de Gondar, jadis à la tête d'un petit complexe monastique féminin, est érigée à mi-pente, dans la vallée de la rivière Ovelha.

Sa fondation est liée au lignage des Gondar, qui possédait un vaste périmètre géographique et social dans la région environnante. Cette famille fit de cette abbaye mariale le lieu d'accueil de ses filles et de son panthéon familial.

Il est important de mentionner que ces constructions sont essentiellement liées à des questions de piété et d'ordre politique, ainsi qu'à la volonté et à l'action de certains individus et familles dans l'organisation de leur pouvoir territorial.

Bien que l'Église ait progressivement réussi à prendre possession de ces structures et de tout le système économique et social développé à partir de celles-ci, au début, elles constituaient le noyau d'un ensemble patrimonial privé. 

Même si cette condition d'Église privée est inhérente à la fondation de la plupart des églises paroissiales de la région, quelques-unes, telles que Gondar, renferment l'importance et la signification du lignage et du nom associés à la christianisation et au contrôle du pouvoir local. Pendant plusieurs siècles, le nom de ce lignage exprimait son pouvoir et son autorité dans cette région, en influençant la vie religieuse de cette maison monastique.

Depuis le XIIIe siècle, lorsque les "Inquirições" [enquêtes administratives] font référence aux chevaliers de Gundar comme les patrons du monastère bénédictin, jusqu'à l'abbaye de la présentation de la Mitre et Commanderie de l'Ordre du Christ au XVIIe siècle, les changements reflètent le difficile équilibre entre le pouvoir spirituel et temporel. Parmi les abbesses de ce monastère, il faut souligner Teresa Lourenço au XIIe siècle, Ouroana au XIIIe siècle et Inês Borges au XVe siècle, qui fut la dernière religieuse du monastère.

En 1455, l'évêque Fernando da Guerra (épisc. 1416-1418), souhaitant donner une expression à la réhabilitation des espaces et à la moralisation des églises et des monastères décadents, éteint le monastère et le remet au pouvoir séculier.

Son premier curé, Pedro Afonso, souhaitant sans doute donner à l'Église une nouvelle expression de dévotion, offre, en 1470, la sculpture de la Vierge assise en train d'allaiter son enfant. Cette image est devenue un élément de dévotion très important pour la communauté de Gondar et elle se trouve maintenant dans la nouvelle église paroissiale.

Vers la fin du XIXe siècle, avec la réorganisation des limites des diocèses de Braga et de Porto, Gondar passe du territoire du premier vers le second, intégrant, aujourd'hui, le vicariat d'Amarante.

Chronologie
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Juillet 1202 - Le roi Sancho fait don des dîmes de Carvalho de Rei, Pedrinha, Pena Redonda et Santa Maria de Gestaçô au Monastère de Gondar et à l'abbesse Ouroana.

1202 - Le roi Sancho fait don du patronage de l'Église Saint-Pierre de Lomba et de l'Église Sainte-Marie de Castelo au Monastère de Gondar.

1258 - Les "Inquirições" [enquêtes administratives] du roi Afonso III font référence aux chevaliers de Gondar comme les seigneurs du Monastère.

29 juillet 1452 - Inês Borges est nommée abbesse de Gondar - elle fut la dernière.

13 avril 1455 - L'Église de Gondar est sécularisée par ordre de l'archevêque Fernando Guerra.

1470 - Le prêtre Pedro Afonso offre une sculpture de la Vierge à l'Église de Gondar.

1548 - Le livre terrier de la Commanderie de Gondar est rédigé par ordre supérieur.

1726 - Francisco Craesbeeck désigne l'Église de Gondar comme le rectorat de la Commanderie du Christ, avec un tabernacle, le prêtre Domingos Ferreira da Silva devenant alors le recteur.

1758 - L'Église de Gondar avait trois autels, le maître-autel et les autels latéraux, ces derniers étant consacrés au Saint Nom de Jésus et à Saint-Sébastien.

1948 - Selon Mário Barroca, l'image de la Vierge assise, appelée Sainte-Marie de Gondar, fut divulguée cette année-là par Alfredo Guimarães.

1953 - Armando de Mattos attire l'attention, dans un article de la revue « Douro Litoral », sur l'état de l'Église de Gondar et de ses peintures murales.

1978 - L'Église de Gondar est classée Bien d'Intérêt Public.

1979 - António Cardoso publie une monographie sur l'Église de Gondar.

1980-1988 - L'édifice récupère son intégrité grâce aux différents travaux qui sont menés à bien au niveau de la structure. Cependant, il est remplacé dans son culte par la nouvelle Église de Gondar.

2010 - Intégration de l'Église Sainte-Marie de Gondar dans la Route du Roman.

2012-2013 - Travaux de conservation générale de l'Église au niveau des toitures et des parements extérieurs ; travaux de conservation et de restauration de la peinture murale de la nef, dans le cadre du projet de la Route du Roman.

2015 - Travaux de conservation générale de l'Église de Gondar au niveau des parements, des boiseries des plafonds, portes et des baies d'éclairage et de ventilation, dans le cadre du projet de la Route du Roman.

Travaux Spéciaux
Architecture
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Très certainement érigée au XIIIe siècle, ou au siècle suivant, l'Église de Gondar dénonce son caractère monastique dans ses différents éléments, tels que les corbeaux sur les murs extérieurs qui témoignent de l'existence de structures rattachées à l'Église, sur les deux côtés.

Étant donné l'ampleur de l'Église que nous connaissons aujourd'hui, le complexe monastique de Gondar aurait, très certainement, des dimensions réduites. Nous sommes donc face à une Église composée d'une nef unique et d'un sanctuaire rectangulaire. Les traits romans de l'Église ont été presque entièrement préservés, malgré les transformations auxquelles elle a été soumise pendant l'époque moderne.
Plan de l'Église de Gondar (Photo : © SIPA – IHRU)

Canoniquement orientée (le chevet vers l'est et la façade principale vers l'ouest), la façade principale est marquée par la sobriété ornementale. Le portail dénonce le caractère tardif de la construction, c'est-à-dire, il est dépourvu de colonnes, les archivoltes s'appuient sur les pieds-droits et le tympan est lisse. Le seul élément décoré de ce portail est justement l'archivolte externe où il est possible d'apprécier le motif échiqueté.

Le portail est surmonté d'un petit oculus avec une grille constituée de cinq cercles placés selon les bras de la croix. Ces deux éléments révèlent une chronologie tardive, plus proche du gothique que de l'art roman. Par conséquent, cette Église s'inscrit plutôt dans le type de bâtiments associés à l'art roman “de resistência” [de résistance], au gothique rural ou, encore, au protogothique.

La structure des portails latéraux, identiques les uns aux autres, confirme cette chronologie. Sur les deux élévations, en plus des deux brèches étroites qui percent les parements, permettant l'éclairage de l'espace sacré intérieur, on peut aussi voir les modillons, assez bien conservés, qui soutiennent une corniche de deux volumes. Les modillons, avec un profil plutôt quadrangulaire, sont lisses ou exhibent une ornementation simple, mettant en évidence les motifs géométriques tels que les rouleaux et les sphères, qui se multiplient.

À l'extrémité de l'élévation latérale sud, près de la façade occidentale, le beffroi obéit au modèle des clochers romans : deux arcs, en plein cintre, abritent les cloches. Les impostes sont les seuls éléments décoratifs. Elles sont composées d'un simple tore, qui s'étend autour de toute la structure, et des pinacles couronnent, comme une pyramide, le bâtiment.Façade principale et sud de l'Église de Gondar (Photo : © SIPA – IHRU)
Façade nord et orientale de l'Église de Gondar (Photo : © SIPA – IHRU)

À gauche de l'entrée principale, le font baptismal, avec son bassin polygonal en granit, repose sur un support, lui aussi polygonal. Plusieurs pièces en granit y sont déposées : des fragments de pierres tombales, un bénitier, dont la vasque est ornée de bourgeons, datant sans doute déjà de l'époque baroque. Du côté de l'Épître, près du portail, la niche d'arc en plein cintre, qui s'ouvre sur le parement, accueillait, très probablement, un retable.

Même si nous avons des informations sur l'existence, pendant l'époque moderne, de plusieurs retables et de divers ensembles de peintures murales, aujourd'hui le granit est dominant, au niveau des parements et du sol.

Cela s'explique par l'absence de culte dans cette Église après la construction de la nouvelle église paroissiale, au début du XXe siècle, ce qui provoqua son abandon progressif. Cet abandon ne s'interrompit que grâce à une intervention de restauration en profondeur, pendant la seconde moitié des années 1980, qui essaya de restituer à l'Église son intégrité architecturale et son caractère, en tant que monument et espace sacré.

Parmi ses retables, nous ne connaissons que le retable principal qui se trouve aujourd'hui dans la nouvelle église paroissiale. Il s'agit d'un appareil de retable qui s'inscrit dans le style national appelé bois sculpté portugais (fin XVIIe siècle / 1er quart XVIIIe siècle).

De la peinture murale, il ne reste plus que l'intrados de la niche du mur du fond du sanctuaire. Dans cet espace, nous pouvons aussi apprécier des traces de peintures qui exhibent des figures grotesques entourant des cartels. 

L'arc triomphal date sans doute de la même campagne du XVIIIe siècle, compte tenu de ses caractéristiques formelles, ainsi que de la grande fenêtre rectangulaire, avec une grille de fer, perçant l'élévation sud du chevet.

La chaire, dont il ne reste plus que les marches d'accès et la console classicisante qui supporte sa base, serait encore complétée par une protection en bois.

Récupération et Amélioration
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Récupération et Amélioration de l'Église de GondarL'Église Sainte-Marie de Gondar est l'un des éléments patrimoniaux qui intègre, depuis mars 2010, la Route du Roman. Ainsi, en 2012, l'Église a fait l'objet d'un projet de conservation, de sauvegarde et de mise en valeur du bâtiment qui visait, avant tout, protéger et honorer l'essence de ce monument.

Dans ce cadre, les divers travaux comprenaient :
- l'intervention au niveau des couvertures (démontage de tout le revêtement céramique et du lattis pour vérifier l'état du bois, de la structure et de la doublure, procédant à la conservation générale, à la fois intérieure et extérieure) ;

- la pose d'un nouveau lattis et contre-lattis, d'un nouveau revêtement céramique avec de la tuile de type national ancien et des solins et des gouttières en zinc ;

- l'enlèvement du revêtement du couronnement des pignons et de la couverture de la niche du sanctuaire. Traitement des joints avec du mortier adapté à la pierre ancienne, en renforçant son étanchéité avec de l'enduit armé, exécuté avec le même type de mortier adapté au granit ancien ;

- l'intervention au niveau des parements, visant à éliminer le mortier de ciment et à le remplacer par du mortier identique à celui que demeure en bon état presque partout dans le bâtiment ;

Récupération et Amélioration de l'Église de Gondar- le nettoyage de la pierre et le traitement des joints du beffroi. Remplacement des solins et gouttières ;

- le traitement des fissures existantes avec un mortier approprié ;

- la démolition, avec l'enlèvement des éléments en céramique existants sur toutes les couvertures, y compris celle de la niche du sanctuaire, et sur les couronnements des pignons de l'Église. Enlèvement des solins et gouttières ;

- la démolition avec retrait du lattis existant ;

- l'enlèvement des mortiers de ciment existants sous les avant-toits et sur les couronnements de pignon, y compris la couverture de la niche du sanctuaire ;

- la conservation générale des couronnements intérieurs des parements, y compris le nettoyage en profondeur des joints et le rejointoiement avec du mortier ;

- le traitement de la maçonnerie des couronnements des parements (nef, sanctuaire, couverture de la niche du sanctuaire, beffroi) et des éléments décoratifs de la couverture (croix, merlons, corniches) ;

- l'application d'une couche d'enduit armé sur les couronnements de pignon exposés, sur la couverture de la niche du sanctuaire et sur le sommet du beffroi ;

Récupération et Amélioration de l'Église de Gondar- le traitement général des charpentes de la structure et de la doublure de chaque couverture ;

- la finition de la face visible de la doublure et de la structure (qui constitue le plafond des espaces intérieurs), en appliquant du vernis-cire brillance mat et égalisation chromatique de toutes les charpentes ;

- la pose du lattis et du contre-lattis en bois de pin traité en autoclave ;

- la pose de tuile à emboîtement céramique, de couleur naturelle, y compris les tuiles de rive, les tuiles faîtières et les tuiles à douille du même type de matériaux ;

- la pose de tuiles de ventilation, près de l'avant-toit et du faîtage ;

- l'exécution du faîtage, avec la pose de tuiles faîtières canal et de tuiles à douille céramiques du même type de matérau ;

- la pose, pour l'exécution des avant-toits, de tuiles rive céramique de type national ancien ;

- la pose de solins et gouttières en zinc laminé ;

- le nettoyage de la surface de la maçonnerie en granit ;

- l'enlèvement des mortiers existants dans les joints ouverts, dégradés ou remplis de mortier de ciment, suivi de leur nettoyage en profondeur ;

- le traitement et la consolidation des fissures existantes sur les façades ouest, sud et est.

Galerie
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En Savoir Plus
Bibliographie

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